Mois : mai 2016

El Pana

Rodolfo Rodríguez « El Pana » Ce personnage du monde taurin (cela en est authentiquement un) est né le 2 février 1952. Surnommé le « sorcier d’Apizaco », il a tissé une légende de torero romantique (le dernier affirme-t-il), « entre sublime et pitrerie » comme l’écrit Jacques Durand, au cours d’une vie riche et mouvementée marquée dès l’enfance par le drame, lorsque son père, officier de police, est abattu à coups de pistolet, laissant sa veuve avec huit enfants. Il va avec son frère aîné subvenir aux besoins de la famille en exerçant un tas de petits boulots (porteur de...

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Antonio Ordóñez : « No hay tinto malo ! »

Antonio Ordóñez : « No hay tinto malo ! »  Jean-Louis Lopez   C’était un soir de janvier 1993, chez un ami médecin à Montpellier. Antonio Ordóñez était venu consulter ce spécialiste pour son épouse Pilar et nous avions, le soir, été invités à dîner chez ce même docteur. Pendant un délicieux repas de coquillages, la maîtresse de maison était revenue à table avec une bouteille de vin rouge, s’excusant de n’avoir plus de vin blanc. Et Antonio la réconforta avec sa célèbre phrase « No hay tinto malo », il n’y a pas de mauvais vin rouge, paraphrase de la non moins célèbre formule...

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Les carnets de voyage de Bernard Déliane – #1

Les arènes de Villanueva del Campo Inaugurée voici 120 ans, la Plaza de Toros de la petite localité de Villanueva del Campo, dans la Province de Zamora, a la particularité d’être l’unique plaza d’Espagne bâtie exclusivement en pisé. Le 14 septembre 1894, pour la Fiesta del Cristo, les nouvelles arènes, fraîchement achevées par les voisins du pays, ont acclamé comme premier matador de toros Santiago Aranzaez. Il a combattu six toros de Juan Sanchez de Carretas venus de Salamanque. Les 4300 spectateurs étaient installés sur des déclivités en terre glaise constituant les tendidos soleil et ombre. Aujourd’hui, seule la banquette de la Présidence est en ciment, le reste des gradins, bien entretenu, est toujours en argile et en activité. Le matador de toros Jaime Ostos y a fait le paseo à plusieurs reprises. Pas étonnant, sa femme était née dans le bourg, à quelques dizaines de mètres de l’entrée des arènes. Les plazas de toros de Paris Le dimanche 16 janvier 1887, une grande fête est organisée à l’Hippodrome de l’Alma au bénéfice des inondés du Midi. Le clou du spectacle est une course de taureaux avec écarteurs nîmois et landais, et le raseteur Le Pouly de Beaucaire qui inventa en 1880 le quadrille : sauts, passes, pose de cocardes et simulacre de mise à mort. C’est un succès considérable. Dans le cadre de l’Exposition universelle de 1889, plusieurs personnes veulent...

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Contre affiche Feria d’Eddie Pons

La contre-affiche de la Feria de Nîmes Comme chaque année, le bar de l’Aiglon à Nîmes a lancé les festivités de la Feria de Pentecôte avec la présentation de la contre-affiche de la Feria d’Eddie Pons, version réinterprétée de celle officielle de cette année créer par Jean-Michel Albérola. C’est à la demande du club taurin Roque Gomez (torero de fiction), à l’origine de l’idée, qu’Eddie Pons s’est tout naturellement glissé dans les pas de Juju, premier à avoir réalisé ces contre-affiches et trop tôt disparu....

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Un torero comme Janus au double profil

Un torero comme Janus au double profil Arles, lundi de Pâques 28 mars 2016 Jean-Marie Magnan Comprenne qui pourra. Longues et belles, les passes égrenées au premier Pedraza de Yeltes par Thomas Joubert ne manquaient pas de séduction, mais n’établissaient pas la possession attendue. Le fauve allait et venait sans se faire prier, bienqu’un peu retardé dans ses démarrages par deux lourdes piques. Du point de vue de l’esthétique, rien à objecter. La domination par contre, demeurait incomplète. Voir la nécessité d’améliorer les passes de poitrine des deux séries liées. Si l’art du toreo se veut caresse apaisante, on...

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